Tout se paie – II : Catherine d’Aragon

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Dans mon précédent article sur le fait que tout a une étiquette de prix attachée à lui, je vous ai parlé d’Anne Boleyn, de son frère, de sa sœur et belle-sœur, de Henri VIII et de son fils, mais pas de « la pauvre victime » ; Catherine d’Aragon ; la 1ère femme d’Henri VIII – qui mourut misérablement (sans doute d’un cancer) peu de temps après sa répudiation et le remariage du roi avec Anne Boleyn,

Voici ce que pensent d’elle les amateurs d’Histoire :

– que son cancer fut sans doute causé – ou du moins agravé – par le stress causé par les bouleversements de son mariage et de sa répudiation – ainsi que par le traumatisme d’avoir été séparée de sa fille Mary. On sait à présent qu’il y a un fort lien entre douleur émotionnelle et maladie physique.

– il semble que, malgré sa foi extrême, elle avait caché que son mariage avec le frère d’Henri, Arthur, avait été consommé, pour pouvoir épouser Henri VIII.  Ce mensonge fut puni ; ce mariage « payé trop cher » fut stérile et douloureux !

– Henri VIII était avide d’avoir un héritier, et elle était anorexique, au point de faire cesser ses règles, mais non sa fertilité, puisqu’elle a eu au moins 7 grossesses.  Hélas, seule une fille (la future reine Mary) est restée en vie ; les autres grossesses se terminèrent en fausses couches, ou par des enfants morts-nés… ce que l’on peut mettre sur le compte de son anorexie.

Ce trouble causa aussi chez elle une ménopause précoce ; en effet, après ses 33 ans, elle ne conçoit plus…

La dame étant très – excessivement – pieuse, cette privation de nourriture se faisait « pour Dieu ».. Belle piété, qui va à l’encontre de la vie !  L’anorexie n’est pas un phénomène moderne : c’est juste que l’anorexie actuelle a des raisons esthétiques, celle du moyen-âge, des raisons religieuses…

quelle ironie de penser qu’elle jeûnait ainsi sans doute pour expier son péché (son mensonge) et concevoir un fils, alors que c’est justement cette anorexie qui l’a empêchée de donner l’héritier tant attendu au roi !

On a accusé Henri d’être un coureur de jupons, mais avoir une telle truite froide dans son lit, qui portait un cilice sous ses vêtements, et restait agenouillée des heures en prière… franchement, on ne peut le blâmer d’avoir cessé de l’aimer (car il l’a aimée) et de se tourner vers des jeunes filles plus vitales et exubérantes !

Ce genre de grenouilles de bénitier, religieuses à l’excès, au point de s’opposer, comme dit plus haut, à la vie, n’aiment assurément pas le sexe… et là, j’en viens (presque) à excuser Henri de son infidélité … car c’était un sanguin, un bon vivant, et il est inhumain de priver de sexe un être (homme ou femme) de ce tempérament-là !

Catherine d’Aragon aimait son mari, mais était trop froide, bigote, entêtée et sûre de son droit. Si elle s’était vraiment souciée de l’Eglise catholique, elle aurait dû comprendre que l’Angleterre avait besoin d’un héritier et se retirer dans un couvent… Henri n’aurait alors pas dû couper les ponts avec le catholicisme et créer une nouvelle Eglise.

– Catherine, étant princesse espagnole, était très fière et pourtant, voici comment elle mourut : son mariage annulé, détenue au Château de Kimbolton Castle), dans le froid, l’isolement et la pauvreté…Voilà à quoi lui servit sa fierté espagnole !

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