Le vrai pouvoir (selon Eckart Tolle)

Par défaut

Souvent, on est content de soi en tant que personne, parce qu’on se compare à autrui et l’on s’enorgueillit de ses biens, ses succès et possessions, son savoir, … par rapport aux autres.  Ca commence dès l’enfance – et c’est bien ; l’enfant doit passer par cette phase. C’est mieux que de manquer d’estime de soi.

L’estime de soi est une identification à une certaine forme, et nous dépendons alors, pour avoir le sens de notre valeur, de ceux qui ont moins ou font moins que nous – ou que l’on perçoit comme tels.

Cette façon d’acquérir le sens de notre identité devient insatisfaisante au fil du temps, car ce que l’on possède ou nos habiletés, disparaissent un jour. Tirer le sens de qui l’on est de quelque chose de fuyant, de fragile, de non-fiable n’est donc pas si malin, à la fin.

La vraie estime de soi et le vrai pouvoir, vient du fait de ne pas s’identifier à la forme, mais à l’Un – d’où tout le pouvoir provient…

Ainsi ancré dans l’informel ; étant « cela », on y reçoit un sens de notre valeur qui ne dépend plus des autres, d’une comparaison ; c’est le pouvoir même de la Vie !

La « saine estime de soi » finit par ne plus suffire, et il faut la transcender, en sorte qu’elle devienne une saine « non-estime de soi » !   Ce n’est pas la perdre, au contraire : elle se mue en quelque chose de bien plus profond !

Un être doit passer d’abord par un stade d’estime de soi « personnelle », puis évoluer vers un stade où il n’a plus besoin de s’identifier à cela ..

Pour ceux qui manquent d’estime de soi, bonne nouvelle : qu’ils sachent que la voie menant de la souffrance à la transcendance est plus facile que celle menant de l’estime de soi personnelle à la transcendance !

Le bonheur superficiel, hélas, nous maintient dans le monde du rêve, de l’illusion, pendant plus longtemps. Ceux qui ont une bonne vie, et qui s’attachent à ces « hochets », sont bien ainsi, et ne sont pas poussés à s’élever… mais ils tomberont de haut un jour ou l’autre, car tout cela est mortel et disparaît un jour, et s’ils n’ont rien d’autre, ça va faire mal !

Faut-il toujours considérer l’ego comme un ennemi, ou peut-il y avoir une amitié entre le faux et le vrai moi ?

Jadis, personne ne savait que l’ego est une folie, mais de plus en plus de gens en prennent conscience maintenant ; l’ego était donc utile jadis, mais il a perdu son utilité.

Chacun peut constater, en examinant sa vie, qu’il fallait qu’il passe par de l’ignorance spirituelle pour s’éveiller… L’ego fait partie de l’évolution car sans lui, il ne pourrait y avoir d’éveil.

Mais l’ego qu’on voit agir en nous, n’est pas l’ego. Les gens avec un ego hypertrophié, par exemple, sont incapables de le voir… Pourtant, dès qu’on reconnaît sa présence, il se transforme en schéma de pensée ou d’action.

Comment arriver à le voir ? Eh bien, dans le besoin que l’on a de se vanter, ou de se plaindre (car on estime avoir droit à des égards) ou de donner tort à quelqu’un, … Dès qu’on reconnaît l’ego, on s’en libère déjà, car alors, on ne s’identifie plus complètement au schéma de pensée.

L’ego n’est donc pas un ami, mais il faut éviter aussi d’en faire notre ennemi car, ce faisant, on lui donnerait encore plus de pouvoir ; soit, jeté par la porte, il reviendrait par la fenêtre, soit, vous pourriez penser que vous pouvez « gagner la lutte contre l’ego », ce qui est une façon de le renforcer. La lutte fait partie de l’ego.

Par conséquent, Il ne faut pas se rabaisser, se juger, et se forcer à changer – ce qui créerait une résistance.

Voici comment procéder : il faut commencer à changer en de  petites occasions ; par ex, dans une discussion, quand on est tenté de vouloir prouver qu’on sait plus de choses que l’autre ou qu’on a raison et que l’autre a tort, ou de citer nos relations haut-placées, …

Il ne s’agit pas d’aimer ces schémas de pensée, mais d’avoir pitié de soi quand ils « rejouent » malgré nous. Quand cela arrive, au lieu de se maudire et de s’insulter pour notre stupidité, il faut avoir de la compassion pour soi, et en rire – l’humour est libérateur.

Après un moment, on les sent venir, et là, on peut se retenir et se demander si on peut s’en passer.

Quand on distingue un ancien schéma, il ne faut pas lutter, ou vouloir l’éliminer brutalement, mais se demander : Pourquoi devrais-je faire ou dire ceci ? – et finalement, ne pas le dire ou le faire.

Si on fait ceci, on se sent d’abord diminué – en effet, l’ego veut toujours s’élever, se montrer, s’affirmer, être quelqu’un.

L’ego se veut une montagne… et là, on se fait vallée… Mais l’avantage de faire ainsi, c’est qu’au lieu de sentir notre fausse identité, on commence à ressentir notre vraie identité, donc, à acquérir le VRAI pouvoir – non celui des formes, mais celui de l’Essence (ou Source) !

 

Publicités

L'article vous a plu... ou pas ? Laissez-moi un commentaire ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s