Histoire de 3 expressions

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Ce sont 3 expressions dont je trouve l’histoire intéressante et divertissante, alors, je vais vous les raconter, et j’espère qu’elles vous plairont aussi …
« Mangez un bœuf et soyez chrétien ! »
Le frère de Louis XIV, Philippe 1er d’Orléans, qu’on appelait « Monsieur » était assez minaudeur – on avait en effet pris soin, dès sa tendre enfance, d’en faire ce qu’on appelait jadis « un inverti » (et qu’on nomme aujourd’hui « une grande folle »), pour éviter qu’il ne nuise à son frère.
En effet, le précédent duc d’Orléans, Gaston, frère de Louis XIII, avait continuellement brigué le pouvoir et avait, en conséquence, fomenté des complots contre le Roi sa vie durant, jetant de ce fait énormément de trouble dans le royaume.
Donc, pour en revenir à Philippe, il se permit de manger un biscuit en période de carême et comme quelqu’un lui faisait remarquer que ce n’était pas permis vu qu’on est supposé jeûner, il se tourna vers un prêtre qui passait et dit : « Mais ce n’est qu’un petit biscuit. N’est-ce pas, monsieur le curé, qu’on peut manger un biscuit durant le carême ? » Il était persuadé que l’homme d’église lui donnerait raison…
Hélas pour Monsieur, ce prêtre était un « pur », non un courtisan, en sorte que, plein d’indignation devant son attitude, il rétorqua, furieux : « Mangez un bœuf, et soyez chrétien !» – voulant signifier que ce n’est pas l’observance minutieuse des rites (= les apparences extérieures) qui compte, pour la foi, mais bien la conviction intérieure.

« Quand la Hollande est prise, adieu les Pays-Bas ! »
Jadis (de la Renaissance au XIXème siècle), les femmes portaient des corsages assez ouverts (non des ras-du-cou ni des cols roulés, bien sûr), et, pour cacher le haut de leur poitrine et préserver leur pudeur, un « fichu » ou « mouchoir de cou ».
Ce mouchoir était de coton pour les femmes du peuple, mais, pour les riches bourgeoises ou les nobles, il était fait de dentelle de Hollande.
Or, lorsqu’un galant lutinait une jeune fille ou une femme, et qu’il arrivait à lui ôter son fichu de cou, il était clair que si la dame lui laissait déjà toucher ses seins, il en arriverait vite à toucher (et prendre) plus bas – donc, que ce « pelotage » devait fatalement aboutir à l’acte sexuel… d’où le dicton : « quand la Hollande est prise, adieu les Pays-Bas » !

« Ah ! le bon billet qu’a La Châtre! »
Au XVIIème siècle vivait une courtisane fameuse, Ninon de Lenclos. A un certain moment, elle appartint au marquis de la Châtre, lequel dut partir pour la guerre mais, très jaloux, obligea sa maîtresse à lui certifier par écrit qu’elle lui resterait fidèle durant son absence.
Mais Ninon n’entendait pas se priver des plaisirs de la chair, en sorte qu’elle le trompa dès le 1er soir qui suivit son départ pour l’armée et, étant au lit avec un amant, s’exclama en riant : « Ah ! le bon billet qu’a La Châtre ! ». L’on dit même qu’elle le trompa abondamment et qu’elle disait la fameuse phrase avec chacun de ses amants…
Le nouvel élu voulut savoir ce qu’elle voulait dire par là et Ninon le lui dit. Par la suite, cet amant confia l’histoire à des connaissances, et Saint-Simon s’empara de l’anecdote et la publia…C’est devenu un dicton, qu’on emploie pour signifier que quelque chose est sans utilité.

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