La pente fatale du couple

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Voici les divers stages par lesquels passe une relation, en général : d’abord, celui de l’espoir et du contentement, puis, il y a celui de la confusion, puis le stade de la lutte… enfin, celui du malheur et du point de non-retour.
L’homme est intensément inconscient du fait que sa compagne est différente de lui ; qu’une femme a des besoins émotionnels (d’attention, de considération, d’écoute) et de service (aide aux tâches ménagères) et il néglige donc de les remplir.

Au début, la femme ne dit rien, puis elle commence à indiquer – de façon douce ou indirecte – ce qu’elle veut et, devant le peu de succès de ses tentatives, elle commence à s’exprimer plus vigoureusement.

L’homme, qui ne réalise pas les centaines de tâches qu’impliquent la tenue d’un ménage, ne comprend pas la détresse de sa compagne et commence à penser qu’elle a un sale caractère et qu’elle crée des disputes sans raison valable et donc, devant ce qu’il perçoit comme un traitement injuste et irrespectueux, résiste à ces demandes et cesse de parler.
Souvenez-vous que la femme aussi, trouve qu’il la traite de façon injuste et irrespectueuse … Les 2 partenaires s’estiment donc mal traités par l’autre sans raison….L’amertume que ça leur cause fait déjà baisser beaucoup leur amour pour leur conjoint(e).

La femme se tourne alors vers ses amis et d’autres formes de soulagement de sa douleur et de son désarroi – elle souffre car cet homme, qui prétend l’aimer, se fiche visiblement d’elle et de ses besoins – d’où un énorme choc de douleur incrédule ! – et la traite comme une quantité négligeable. Elle ré-essaie aussi de faire comprendre à son partenaire ce qu’elle désire, mais sans plus de succès. Sa douleur augmentant, la pression est trop forte et elle tombe dans l’état de lutte.

A ce stade, il y a, pour les 2 partenaires, de bons et de mauvais jours. Ils s’accordent – sans le dire – pour ne pas aborder les sujets « délicats » qui se terminent en dispute. Le couple communique en contournant ces problèmes, comme s’ils n’existaient pas, mais ils ne font que s’infecter et s’étendre en sous-main, bien entendu. Par conséquent, la distance entre eux s’accroît. Là, des proches peuvent leur conseiller de faire une thérapie de couple ou la femme peut le demander à son compagnon.
S’il refuse ou que la thérapie ne se passe pas bien, la femme tombe au niveau du malheur ; là, elle n’a plus de bons jours. Tout le monde lui serine qu’elle doit trouver son propre bonheur elle-même… mais lorsqu’on vit avec quelqu’un, tout ce que l’autre fait ou dit – ou ne fait pas ou ne dit pas – nous affecte. En outre, elle ne s’est pas mise en couple – avec toutes les concessions et corvées que cela comporte – pour être solitaire, et vivre comme si elle était seule !

Elle en vient à penser que les manières insensibles de son conjoint l’empêchent d’être heureuse, et lui en veut de plus en plus. L’homme, quant à lui, mal à l’aise, tente d’améliorer son état en « se mettant la tête dans le sable » (c-à-d en faisant comme si le problème n’existait pas) et qu’ainsi, ça passera tout seul…. Bien entendu, cette attitude ne fait qu’envenimer les choses ; un tout petit souci gonfle et empoisonne toute une relation si on ne fait rien, alors qu’un énorme problème sera résolu si les 2 partenaires en parlent honnêtement et « rament tous 2 dans la même direction » pour le résoudre.

A ce point, la femme songe au divorce ; sans réconfort, sans espoir, sans succès, elle tombe alors à l’étape du point de non –retour et annonce à l’autre son intention de rompre. Ceci panique l’homme ; il commence à s’informer sur ce qu’il peut y faire, mais ça ne marche pas : comme il agit en désespéré (et non par amour), la femme perçoit ses efforts comme faux. L’homme ne comprend pas que sa femme (bien qu’elle ait encore quelques sentiments pour lui) voit à présent l’union comme une horrible prison, et la rupture comme une promesse de bonheur.

Au fond d’elle-même, elle reste encore un être doux, tendre, attentionné, désirant une vie de famille harmonieuse, mais une autre part d’elle-même, blessée, amère et révoltée, joue les folles du logis, fait des scènes et/ou se donne du bon temps.
Le « moteur à chaos » de l’homme se met alors aussi en marche, et les 2 machines se répondent et se renforcent l’une l’autre, jusqu’à ce que la femme ait le déclic – c’est là où elle franchit la ligne de rupture, car c’est là qu’elle ne ressent plus rien pour son compagnon. Lorsqu’elle a franchi cette ligne, elle est émotionnellement morte, et plus rien ne peut la faire revenir.

Personne n’a jamais parlé des émotions aux hommes… Leur monde est un univers dur et dénué d’émotions, et ils n’apprennent en général quasiment rien sur les femmes. S’ils attendent jusqu’à l’extrême chaos pour consulter, c’est qu’ils font avec leur compagne ce que leur père faisait avec leur mère…
Pourtant, leurs parents avaient-ils une relation marquée d’amour et d’harmonie ? J’en doute…ce n’est pas vrai pour la plupart d’entre nous ! C’est d’ailleurs pour ça que la plupart d’entre nous désirons autre chose, question relation, que ce qu’avaient nos parents. Eh ! Le changement commence par vous, Messieurs ; changez, et vous aurez autre chose !
Si l’on parle en termes d’argent, il a été maintes fois prouvé qu’une femme vaut des millions pour un homme, qu’elle est hyper-bénéfique à sa santé physique et mentale – mais, de même qu’une machine a besoin d’énergie pour fonctionner, la femme a besoin d’attentions (quotidiennes !) pour donner (et c’est ce qu’elle désire) le meilleur d’elle-même !

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